Or, il s'avère que le snus n'est pas perçu comme une aide efficace au sevrage tabagique. Il entraîne une dépendance persistante et favorise l'association du snus et des cigarettes, un phénomène surtout répandu chez les personnes peu instruites.

C’est le docteur Gunnar Lundqvist, du département de santé publique et de médecine clinique de l’université d’Umeå, qui a étudié pourquoi certains fumeurs parviennent facilement à se sevrer du tabac alors que pour d’autres, cela semble impossible.

Les résultats sont présentés dans la thèse intitulée « Habitudes tabagiques à l'âge mûr », dont une section est consacrée aux expériences d'arrêt du tabac.

Un groupe parmi lesquels beaucoup sont motivés à arrêter de fumer est celui des fumeurs d'âge moyen.
– La quarantaine est une période où l’on prend conscience de la finitude de la vie et où l’on commence à s’intéresser à un mode de vie plus sain. C’est aussi à ce moment-là que l’on agit sur sa consommation de tabac. Cela marque un tournant, affirme Gunnar Lindqvist.

Pourquoi certains fumeurs n'arrivent absolument pas à arrêter de fumer est une question qui reste sans réponse.
La moitié des fumeurs ayant subi un infarctus continuent de fumer. Pour les aider, un suivi beaucoup plus long est nécessaire. L'idéal serait un contrat permettant de les contacter même un an après.

Gunnar Lindqvist a également constaté que le système de santé ne joue pas le rôle qu'on imagine pour les fumeurs.
Les fumeurs estiment qu'il n'est pas nécessaire de consulter un professionnel de santé pour leur tabagisme s'ils ne sont pas malades. Il faudrait donc créer, en dehors du système de santé, des structures de bien-être comme des centres de soins, où les fumeurs pourraient naturellement venir rencontrer un personnel compétent.

Le titre complet de la thèse est : Habitudes tabagiques à l’âge mûr, profils de facteurs de risque, attitudes face au sevrage tabagique et expériences d’arrêt du tabac.

Elle est basée sur les données de 99 381 participants au projet d'enquêtes de santé de Västerbotten et sur des informations concernant l'évolution des habitudes tabagiques de 16 484 habitants de Västerbotten sur une période de dix ans.

Les données sur l'importance des repas sans fumée et du snus proviennent d'une enquête menée en 2007 auprès de 3 500 personnes qui avaient déclaré, lors d'une enquête réalisée l'année précédente, consommer du tabac.

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